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Créatrice de décoration en céramique
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Anne Geoffray, décoratrice céramique proche de Montpellier
Histoire des Azulejos

La Petite histoire des Azulejos 

Le mot azulejo vient de l’arabe «al zulaydj» qui veut dire «petite pierre polie» et non de l’espagnol ou du portugais «azul», bleu. Le mot zellige, technique de revêtement utilisée en Afrique du Nord, a la même étymologie.

Parlons technique et décoration sur céramique

Les azulejos étaient à l’origine fabriqués avec des petits morceaux de marbres assemblés les uns aux autres, en imitation aux mosaïques romaines, pour les plus grands palais. Cette technique de fabrication coûteuse, dont le matériau était difficile à se procurer, fut remplacé par des carreaux de terre cuite émaillée en couleurs puis découpés et assemblés qui donna naissance à la mosaïque de céramique appelée «alicatado». Les premiers sont importés par les Maures en Espagne et représentaient des motifs géométriques ou floraux. Les représentations figuratives étaient encore interdites par les préceptes de l’Islam.

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La technique Alicatado

L’alicatado, procédé long de fabrication fit place à celle de la «cuerda seca» : technique de séparations cloisonnées des couleurs qu’on utilisait sur un carreau entier. Les couleurs étaient séparées par une rainure remplie d’un mélange de manganèse et d’un corps gras, qui se transformait en une fine barre noire, à la cuisson.

Aux environs des années 1500, ce procédé fut remplacé par celui de l’«arista» ou «cuena», en espagnol, où le cloisonnement se faisait par de fines arêtes en relief.

Au Levant espagnol, on produisait surtout des carrelages de pavement : plaques hexagonales et carrées disposées en répétition.

La technique Majolique

En parallèle en Italie, en Toscane, s’est développée la technique de la majolique, ou faïence, plus particulièrement dans la ville de Faenza, qui lui a donné son nom. Les faïences furent recouvertes de glaçure blanche opaque, à l’oxyde stannifère, sur lesquelles on appliquait directement les décors de type grotesque, à rinceaux, figuratifs avec des oxydes métalliques qui donnaient des couleurs chatoyantes.

Les changements qui ont eu lieu dans le contexte européen au cours du XV e siècle, ont été fondamentaux pour l‘évolution de l‘azulejo.

Vers 1498, l’arrivée à Séville d’un céramiste italien, Francesco Niculoso, permit l’introduction dans cette ville du procédé de la majolique, brillamment adapté à l’azulejo, tout comme Masseot Abaquesne vers 1540 à Rouen en France. La représentation figurative se faisait très présente, on peignait sur des carreaux de faïence comme on peignait un tableau. Cette technique se répandit dans toute l’Europe. C’est au XVIII e siècle, au Portugal, que les azulejos connurent leur apogée.

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La tendance des azulejos

Après un terrible tremblement de terre à Lisbonne en 1755, la ville fut dévastée. A sa reconstruction, on a vu se développer les possibilités utilitaires et pratiques de l’azulejo en plus du facteur esthétique. Les azulejos refleurirent de nouveau et furent principalement bleus et blancs, notamment par l’influence de la ville de Delft qui imitait les porcelaines chinoises ornées de décors de ces mêmes couleurs.

Les artisans portugais firent de l’azulejo le moyen bon marché permettant de conférer à l’architecture une certaine richesse visuelle. Il n’a jamais cessé d’accompagner l’évolution de la société et le progrès technologique.

Et maintenant l’azulejo, un concept Art Déco

L’influence dominante de la bourgeoisie et la semi-industrialisation du 19 e siècle, la sensualité mondaine de l’Art Nouveau au début du 20 e siècle, la sévérité rationnelle et constructive des Arts Déco ainsi que le retour à la tradition furent autant de facteurs de production d ‘azulejos.

Après un déclin, l’azulejo fit sa réapparition en s’adaptant aux besoins de l’architecture moderne des années 50 et en se renouvelant dans l’esprit et les concepts.

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